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KPS vous salue, chères et chers francophones

On est heureux de vous offrir cette année scolaire (2011/2012)  les services suivants:

-Cours de piano individuels, tous âges, tous niveaux

-L’accompagnement au piano pour des examens de RCM, tous les instruments et la voix

-Cours de solfège (en groupe et individuel)

-Cours de lecture à vue

-Création d’un disque-compact ou un DVD avec les enregistrements des performances inspirés, des passages et des épisodes curieux, ou d’autres moments importants de la vie musical d’une élève ou d’un élève de KPS

Veuillez noter que les cours de piano de group sont offerts seulement en anglais l’année scolaire 2011/2012.

Les cours de théorie, harmonie, ou histoire de musique vous pouvez recevoir en anglais, français ou russe. 

Inscription toute l'année.

Sans frais d'inscription.

Si vous avez des questions, veuillez nous téléphoner en composant le

 416.875.7297 
Ou nous écrire un courriel en remplissant le formulaire sur la page « contact » 

 

 

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H I S T O I R E D U P I A N O

Un livre d’Ernest Closson Publié par Malik Sadoine

Introduction

On ne se représente pas assez l'importance revêtue, dans le développement de l'art musical, par

l'organe sonore lui-même. Ici, comme ailleurs, tout se tient. L'instrument affecte directement

l'invention musicale, il la conditionne et même, l'inspire par ses possibilités, comme par ses

limites. Il est en partie générateur du style, dont il jalonne les étapes, comme le matériau dans

l'architecture. L'invention du système Boehm pour les bois, plus particulièrement encore celle des pistons pour les cuivres ont, en dernière analyse, une portée équivalente à celle des chefs-d'oeuvre de la littérature du clavier, comme le perfectionnement décisif des cuivres fut la condition initiale du chromatisme illimité et de la modulation éperdue de Tristan.

De même que la cithare dans le monde antique et que le luth à la renaissance, l'instrument à corde avec clavier, se substituant au second à partir du XVIIIè siècle, est devenu aujourd'hui le plus important de nos organes sonores. On n'imagine pas notre vie musicale sans lui.

Cette importance, il la doit en première ligne à ses capacités harmoniques et polyphoniques.

Contrairement aux archets (qui se passent difficilement de son concours), le clavier se suffit à lui meme et c'est pourquoi, le luth oublié, c'est sur le clavecin, puis sur le piano, que se concentre la composition pour un instrument autonome. Diminutif de l'orchestre, il ne consent à s'associer à celui-ci que dans le concerto, pour s'y résever le premier rang1. Mais c'est pour lui que se réduit la symphonie (et quelle satisfaction de "lire" à quatre mains, avec la libre spontanéité du sentiment personnel, les oeuvres des maîtres!). Le lied de Schubert, de Shumann et de Fauré est inconcevable sans lui. Il est aussi l'adjuvant habituel de la création musicale; c'est sur ses touches que prennent naissance, sous forme d'esquisses, la plupart des oeuvres symphoniques. Mais il est aussi lui-même le truchement le plus habituel de la pensée musicale, la musique de clavier dépassant en quantité (pas toujours, hélas! En qualité) tout le reste de la littérature musicale. Il suffit à exprimer le génie multiple de Chopin, qui ne pense que pour lui et par lui.

Le piano mobilise la plus grande partie de la pratique musicale privée. Par sa sensibilité expressive, qui lui permet de rendre, par ses graduations quasi inconscientes, par de simples réflexes dans la pression des doigts, les moindres mouvements de l'âme, il se montre capable (et digne) de traduire, en des improvisations que les contemporains disaient supérieures à ses créations elles-mêmes, la mediation sublime de Beethoven.

Interprète de la pensée intime, organe habituel de la pratique musicale domestique, le piano domine de même la vie musicale publique. Les récitals pianistiques dépassent en nombres toutes les autres séances musicales. Aussi, les locaux consacrés à ces auditions par les grandes firmes de la facture pianistique sont-ils devenu eux-mêmes des centres de vie musicale locale. Les salles Pape, Dietz, Petzold, Erard et Pleyel à Paris, Bösendorfer à Vienne, Blüthner à Berlin, Steinway et Chickering à New-York, 1 Il n'existe que de rares ouvrages symphoniques où le piano soit traité d'une manière concertante, sur le même pieds qu'un autre instruments (citons notamment, Philémon et Baucis de Gounod, la symphonie en ut mineur de Saint-Saëns, la symphonie cévenole de d'Indy, Petrouchka de Strawinsky, Jeanne d'arc au bûcher de Honegger). La raison en est que, utilisé de la sorte, le timbre du piano se dilue mal dans l'orchestre; il reste comme dit Lavoix, "insoluble". Berlioz signale le fait dans son traité d'orchestration. Il l'avait déjà été, quinze ans auparavant, par Fétis (Curiosités de la musique, 1829), après que l'éminent musicologue eut entendu, à Londres des concerts symphoniques dirigés, au piano, par sir Georges Smart et par le Dr Crotch. voient se dérouler annuellement le plus grand nombre de séances, où s'inscrivent les apparitions sensationnelles des grands virtuoses étrangers; elles deviennent le siège et le centre d'associations artistiques importantes.

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Chose curieuse, il n'existe pas, en français (à notre connaissance du moins), une histoire quelque

peu développée du piano, histoire à laquelle les littératures étrangères ont consacrés des ouvrages nombreux et considérables; les musicographes français écrivant sous ce titre se sont

occupés surtout de la littérature de l'instrument. C'est cette histoire que nous avons voulu écrire dans les pages qui suivent. Nous sommes loin de prétendre (telle n'était d'ailleurs pas notre intention) y avoir établi l'historique détaillé et complet de l'instrument et de son mécanisme avec tous ses avatars, travail qui comporterait plusieurs volumes et dont la pure technicité eut vite fait de lasser le lecteur (travail d'ailleurs malaisé, vu la fréquente difficulté d'identifier l'inventeur authentique de tel perfectionnement, l'initiateur réel de tel procédé, les facteurs donnant volontiers comme de leur crû, brevetant même des prétendues nouveautés qui ne sont souvent que des emprunts). Nous avons préféré rester dans les grandes lignes, acter les principales étapes de l'histoire de l'instrument avec ses principaux acquêts, montrer les liens rattachant entre eux les principaux centres simultanés et successifs de sa fabrication, évoquer à l'occasion, les points de contact entre l'organe instrumental et l'art lui-même. Les divisions et le plan s'imposaient d'eux-mêmes. Un mot d'explication seulement concernant sa dernière division, relative à la mécanique du piano. En raison du caractère purement technique et de la complication particulière de cet organe, nous avons cru bien faire en groupant dans un chapitre special ces détails qui, dispersés parmi d'autres, eussent manqué de clarté, et qui s'expliquent mieux par leur juxtaposition.

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Ce présent travail est dédié à la mémoire de notre maître et prédécesseur Victor-Charles Mahillon; créateur du musée du conservatoire de Bruxelles, qu'il dirigea pendant quarante-sept ans et qui, grâce à lui, devint la plus belle, la plus riche de toutes les collections similaires. Nous avons saisi l'occasion de rendre un modeste hommage à la mémoire de cet homme éminent, généralement ignoré ou méconnu en Belgique, mais honoré des spécialistes du monde entier et qui, avec son monumental catalogue du musée instrumental du conservatoire du Bruxelles (cinq volumes et trois milles pages) fut le fondateur de la science moderne, objective et pratique, de l'instrument de musique, substitué à la science purement livresque qu'on lui avait consacrée jusque là. En terminant, nous tenons à remercier MM. L. Anthonis, directeur de la maison Günther, G. et M. Hautrive, facteurs de pianos, ainsi que M. S. Moisse, technicien du musée du conservatoire de Bruxelles, qui nous ont aidé de leurs connaissances spéciales concernant la mécanique, enfin, M. M. Hoc, conservateur du cabinet des monnaies et médailles à la bibliothèque royale, qui nous a fourni les indications nécessaires concernant la valeur actuelle des monnaies anciennes.

 

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